Finalement, les situations peuvent devenir plus complexes que supposé. A Schirmeck, la vie municipale suivait son cours, avec une équipe d’Adjoints impliqués. Trop impliqués ? Des Adjoints plus présents que le Maire ? Pourquoi le choix de mettre une Adjointe à l’écart du projet 2020 ? Les DNA ont assisté à la séance du Conseil au cours de laquelle la scission fut déclarée.

Article DNA du 18.12.2019

La réunion du conseil municipal schirmeckois, ce mardi soir, a été le cadre d’une annonce solennelle. Christiane Oury, adjointe à la culture, va conduire sa propre liste, face à celle du maire sortant, Laurent Bertrand.

La rencontre des élus schirmeckois n’augurait pas d’un tel coup de tonnerre. Après une réunion consacrée à des dossiers relativement communs (hormis la reconfiguration prochaine de la salle des fêtes locales), le maire, Laurent Bertrand, a clos le conseil avec des communications diverses, comme à l’habitude. Il a passé ensuite le micro à Christiane Oury, son adjointe à la culture, qui souhaitait s’exprimer. « Je vais me mettre debout, car j’ai une annonce à vous faire, a déclaré l’élue. Monsieur le maire, Laurent Bertrand, m’a demandé de quitter le conseil municipal à la fin de mon mandat. J’estime que j’avais encore beaucoup de choses à faire pour ma ville. Par conséquent, j’ai décidé de me présenter aux prochaines élections municipales, avec ma liste, constituée ». Christiane Oury a ajouté qu’elle avait « préparé des boîtes de chocolats » pour les élus, car elle avait « beaucoup aimé travailler avec vous tous ».

La première à prendre la parole après cette annonce, et suite à quelques secondes de flottement où l’on a perçu les mouches voler, a été Miranda Chanut, conseillère municipale. Très émue, elle a affirmé que « Christiane est une femme de caractère. Elle sait rebondir dans l’adversité. Par ses qualités artistiques, elle a apporté beaucoup à la ville de Schirmeck et aussi en tant que présidente du Repère » (le centre socioculturel, ndlr). La conseillère municipale a dit qu’elle n’avait « pas compris pourquoi » Christiane Oury « avait été évincée comme ça ».

Laurent Bertrand a dit prendre acte de la décision de son adjointe à la culture. « Il y a des choix qui sont faits, parfois à contrecœur. Après, il faut les assumer. […] Une campagne va se faire, ou tout du moins, elle a déjà un peu commencé. C’est le jeu des élections. Il y aura des dégâts, mais j’espère juste que les choses se passeront proprement. Les électeurs feront leur choix, au bout du compte ».

Guy Schmidt, conseiller municipal, s’est interrogé, dans la foulée, sur le budget primitif 2020 et son établissement. « Le budget sera-t-il voté avant ou après les élections ? Ce serait bien d’y penser avant… ». Le maire de Schirmeck a répondu que cette décision était « un choix politique. Il y a plusieurs écoles : certains disent qu’il faut laisser au nouveau conseil municipal le choix de prendre les décisions en la matière. Quand on fait les choses de cette manière, on sait qu’on a six mois ou un an de perdu, car le budget préparé est alors un peu léger. Ou alors on peut décider de monter un budget primitif qui sera modifié en cours d’année ». Laurent Bertrand a aussi ajouté que les élus en place pouvaient « préparer également un budget primitif ambitieux, juste pour embêter l’équipe suivante. Pour ma part, l’option était de partir sur un budget plutôt léger, avant l’échéance des élections, pour permettre aux équipes à venir, quelles qu’elles soient, de le modifier en fonction de leur sentiment et de leurs idées ».

Le premier élu a rappelé que « la mairie continue de tourner, et il faut la faire fonctionner, jusqu’au mois d’avril. Il y a des dépenses qui restent à réaliser, en fonctionnement et en investissement ». (Jean-Stéphane Arnold)

 

Catégories : Elections

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