Petit à petit, les services publics s’éloignent au rythme des restructurations. D’un côté, le besoin de rechercher une moins mauvaise rentabilité de l’activité, de l’autre, et en opposition, la nécessité de rendre service. Les zones rurales sont les plus impactées, même si la tendance touche maintenant les centres urbains (la Poste par exemple qui ferme les bureaux non rentables dans certains quartiers des agglomérations). En conséquence, d’importantes inégalités apparaissent quant à l’accès aux services publics : déserts médicaux, fermeture des commerces de proximité, suppression de sous-préfectures, de tribunaux, de trésoreries, de maternités, de gendarmeries … 

Alors, les collectivités territoriales tentent d’y suppléer avec l’argent de leurs concitoyens : création de maisons de services, d’agences postales communales, reprises de locaux commerciaux, etc … C’est un peu comme écoper un bateau qui coule avec une petite cuillère.

Alors, bien sûr, on objectera qu’Internet va tout résoudre en offrant tous les services en ligne. Bien plus pratique, bien plus rapide ! Oui, mais pour le moment seule l’Estonie, petit pays balte peuplé de un gros million d’habitants pratiquement tous informatisés peut le prétendre ! En France, l’accès à Internet n’est pas vraiment généralisé, même si des efforts sont produits pour couvrir les zones blanches. Et que fait-on pour la population non équipée et non formée ? Une nouvelle inégalité.

On se plaint de voir les commerces locaux fermer les uns après les autres, de voir les villages devenir des dortoirs. A qui la faute ? Les modes de vie ont changé, la vie dans les villages aussi. Aux élus d’accompagner ces changements dans la société, avec réalisme, sans poursuivre de chimères ni pleurer sur les temps passés …

Catégories : Vie pratique

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