Notre quotidien régional DNA deviendrait-il un journal d’opinion ?

L’édition du 1er février 2022 s’est enflammée sur toute une grande page pour évoquer la décision du Conseil Communautaire de la Vallée de la Bruche de ne pas acheter la maison face au musée Oberlin à Waldersbach. Avec un billet d’humeur en prime ! Stéphane Bern, le défenseur des maisons alsaciennes, le sauveteur du patrimoine historique, ne renierait pas cet article.

Avant toute considération culturelle, il est à rappeler que la maison mise en vente, faisait l’objet d’un ultimatum de la part des propriétaires, qui imposaient une décision avant le 31 janvier. De plus, juste avant le débat, ils ont produit un courrier précisant qu’ils étaient en possession d’une autre offre très intéressante … Etait-ce une tentative de faire pression ?

Quoi qu’il en soit, au-delà de cette éventuelle manœuvre, de nombreux autres éléments ont pesé sur la décision, qu’il serait partisan de ne pas rappeler.

  • Le musée Oberlin est coûteux, ses recettes très faibles provenant essentiellement des visites scolaires. Sans aucunement vouloir sous estimer l’importante activité des bénévoles.

  • La communauté protestante et la commune de Waldersbach devraient être les premiers acteurs concernés.

  • Une acquisition datant de quelques années en faveur du musée, la maison Muller, est restée sans avenir. Une velléité de projet d’aménagement de l’ordre de 700 000 € a été bloquée en 2021.

  • L’achat de cette nouvelle maison, sans doute chargée d’histoire, mais ne faisant l’objet d’ aucun projet visible à ce jour, pourrait exposer la collectivité au même risque. (pour certainement beaucoup plus que les « quelques plumes«  évoquées dans le billet d’humeur)

  • Par ailleurs, ainsi que l’a rappelé le vice-président chargé des finances, il ne serait pas très judicieux d’engager de nouveaux investissements non indispensables, alors que la Communauté de Communes prépare une augmentation de ses prélèvements fiscaux pour tenter d’équilibrer son budget.

  • Toujours au chapitre finances, la CCVB envisage également de réduire les attributions de compensation aux communes membres … en dépit des allégations émises lors de la mise en place de la fiscalité professionnelle unique (FPU) en 2015.

Faut-il rappeler les charges qui pèsent sur la CCVB ? En voici quelques unes : la ferme de la Perheux qui fera bientôt l’objet d’un autre débat serré, la ferme de Bambois, la piscine (coût du remboursement de l’emprunt et coût de la Délégation de Service Public), Bénaville, la longue histoire Steinheil, sans parler des transferts de compétences dont l’impact financier est encore bien difficile à apprécier …

Alors oui, le réalisme budgétaire peut s’opposer à des investissements mal définis. Est-ce cela qui est qualifié de la curieuse expression « frilosité démocratique » ?

Lien vers l’article des DNA du 01.02.2022 : https://c.dna.fr/politique/2022/02/01/racheter-la-potentielle-premiere-ecole-en-europe-c-est-non-a-deux-voix-pres

Catégories : Humeur

0 commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.




Enter Captcha Here :