En ce mois d’octobre 2022, l’agitation sociale ne cesse de monter. Tous les ingrédients sont là : inflation, coût des énergies, nouvelle répartition des représentations à l’assemblée nationale, les superprofits de certains groupes et les dividendes distribués aux actionnaires, une grogne et une inquiétude générale, … De plus, certains acteurs ont pour le moins manqué de réactivité, en particulier le gouvernement qui perd le bénéfice de l’aide pourtant massive dispensée « quoi qu’il en coûte ». Tellement d’efforts qui ne sont pas reconnus. Les superprofits devenant le prétexte idéal pour lancer des revendications qui peuvent sembler abusives pour la plupart des Français. Mais nos syndicats, sois-disant représentatifs, ne sont-ils pas fortement politisés ?

Et puis, peut-on facilement comprendre que des syndicats majoritaires, dits réformistes, signent des accords satisfaisants, alors que d’autres jusqu’au boutistes font monter les enchères, plongeant le pays dans le chaos ? Il semblerait d’ailleurs que d’autres motivations internes pourraient guider la conduite de ces organisations, voir une « saine » concurrence entre organisations … 

Le droit de défense des intérêts des travailleurs est intangible. Il serait pourtant très intéressant de se poser la question de savoir quelle représentation des travailleurs doit l’exercer. Le syndicalisme politique à la française à la si faible représentativité ne vit que par ses implantations dans l’administration et les grandes structures nationales comme EDF et la SNCF, leur garantissant la sécurité financière et la protection maximale. Un privilège, en somme.

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