Le préfet a pris un arrêté le 13 août, précisant les restrictions des usages de l’eau, en passant de l’état d’alerte renforcée à l’état de crise « sécheresse ». Si cette décision impacte la vie courante de chacun, des potagers et autres usages de confort, il n’en est pas de même pour les agriculteurs. C’est pourquoi la FDSEA du Bas-Rhin ouvre le débat sur la nécessité de l’irrigation, rappelant que derrière les discours, il y avait une réalité agricole et économique.

La nappe phréatique en Alsace est le réservoir le plus important en Europe, et où il n’y a pas de risque. Mais le bassin de la Bruche est en crise, et l’irrigation y est essentiellement dévolue à des productions comme les fruits, le maraîchage, les betteraves, les asperges et les grandes cultures. Or, il faut de l’eau pour travailler et préserver les cultures et un enjeu qui est le prélèvement dans les cours d’eau. Les instances professionnelles agricoles insistent sur le problème de l’entretien des cours d’eau défaillant qui entraîne leur assèchement.

Par ailleurs, selon Gérard Lorber, secrétaire général de la FDSEA 67 ” l’acceptabilité sociale de l’irrigation n’est pas évidente. Les particuliers ont du mal à comprendre pourquoi les agriculteurs peuvent irriguer leurs cultures alors qu’ils n’ont pas le droit de laver leur voiture. Sans se rendre compte que l’irrigation est indispensable pour garantir l’approvisionnement en nourriture

Catégories : Environnement

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