Brigitte Klinkert, Frédéric Bierry et Rémy With (dessin de Y. Lefrançois)

La CEA, Collectivité Européenne d’Alsace, occupe actuellement bien des esprits, au-delà de la pesante situation sanitaire. (A ne pas confondre avec le Commissariat à l’Energie Atomique, l’autre CEA, le premier à gèrer de la matière instable)

Quelle sera la destinée de cette CEA ?

Aujourd’hui, elle se dote d’un président, de vice-présidents, se divise en territoires, harmonise certains traitements et autres modes de fonctionnement … Naïvement, on pouvait penser à faire des économies d’échelle en réunissant les deux départements. Comme lors de la création des grandes régions. Mais l’Etat donne un mauvais signal, puisqu’il garde les deux préfectures, avec les deux préfets et leurs cabinets. Comprenne qui voudra (ou pourra)

Récupérer une compétence sur les routes, avoir le droit de discuter avec nos voisins allemands, c’est sans doute très bien. Mais quel intérêt pour le citoyen alsacien lambda ? Un train est déjà passé, que l’ancien président du CG68 n’avait pas voulu prendre. Celui qui vient d’arriver n’a pas les mêmes wagons …

Basques, catalans, bretons, même combat ? Notre République est-elle jacobine ou girondine ? Bien difficile de percevoir une différence entre ces anciens concepts révolutionnaires. Centralisme ou fédéralisme, voilà en raccourci le fond de la question. L’Alsace espère-t-elle une portion d’autonomie ? Cela signifierait sans doute d’aller vers une véritable décentralisation, ce qui ne semble guère figurer dans le programme d’étude de l’ENA.

Catégories : Actualités

0 commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *




Enter Captcha Here :