De 1918 à 1921, la pandémie de grippe, dite grippe espagnole, causa la mort de plus de 50 millions de personnes. En France, elle fit probablement 400 000 victimes. On l’appelle « grippe espagnole » parce que l’Espagne est l’un des rares pays à avoir parlé de cette maladie. Les autres ne l’ont pas évoquée, du fait de la censure qui sévissait en Europe. Pourtant, cette épidémie n’est en rien espagnole. Ce virus de la grippe est une souche H1N1 qui est probablement apparue en Asie. Près de 40% de la population fut touchée.

Il n’y avait pas de vaccin (seulement en 1930), mais la lutte se fit avec la mise en place de gestes barrières : masques, distanciation, fermeture des écoles, désinfection des transports en commun, … On considère que cette pandémie fut la pire de toute l’histoire, devant la peste noire qui tua 40% des européens au XIVème siècle, soit près de 25 millions de personnes.

Il semble que les populations de 1920 réagissaient avec plus de sens civique qu’aujourd’hui, ou du moins, il n’y avait pas encore de manifestations pour la liberté d’être maître de son corps, ou contre toute décision publique considérée comme liberticide !  Est-ce réellement un progrès social ?

Un article très intéressant : Bouron Françoise, « La grippe espagnole (1918-1919) dans les journaux français », Guerres mondiales et conflits contemporains, 2009/1 (n° 233), p. 83-91.

URL : https://www.cairn.info/revue-guerres-mondiales-et-conflits-contemporains-2009-1-page-83.htm

 

Catégories : Santé-Prévention

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