J’étais un heureux confiné en zone rurale. Un calme remarquable, un ciel bleu presque inamovible, très peu (trop peu) de pluie … Bref, deux mois seulement perturbés par les nouvelles alarmistes des chaînes de télé, qui toutes, nous ont imposé des “éditions spéciales” quasi permanentes. Et puis, est arrivée le 11 mai et la notion toute nouvelle de déconfinement progressif. Je ne cherche d’ailleurs plus à comprendre nos énarques qui ont largué les amarres depuis longtemps ! Sans compter que nos écrans sont peuplés de doctes scientifiques derrière lesquels les décideurs se cachent, même si tous ces experts expriment souvent des avis à géométrie variable. De quoi déboussoler le Français moyen que je suis !

Je disais donc qu’il faisait bon vivre à la campagne, sentiment partagé par la faune sauvage qui prenait ses aises dans nos campagnes aux rues presque vides. Et puis c’est arrivé dès l’aube de ce premier dimanche de déconfinement : les motos sont de retour, en véritables escadrilles ! Ainsi que pendant les étés d’avant, j’ai remarqué que ces engins se caractérisent souvent par une expression sonore qui fait la fierté de son cavalier. Telle marque est dans les hautes fréquences, telle italienne s’éclate en staccato énervé, telle japonaise s’exprime par des feulements puissants, et parfois on peut reconnaître le gros pouf-pouf d’une célèbre marque américaine.

Bien sûr, je suis profondément égoïste de me sentir agressé par tout ce bruit, alors que je me sens si détendu dans mon jardin … Bien sûr, ces braves motards vendent des roses une fois par an pour la bonne cause, et pour avoir une image de bons garçons (et filles). Mais quand même, j’étais plus tranquille quand les motos restaient dans les garages.

Voila, j’ai quand même le droit de râler, non ?

Catégories : Environnement

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