Sommes-nous en crise des énergies ?

Pendant la décade des années 1970 nous avons connu des crises pétrolières, causées elles aussi par des conflits (Moyen Orient) puis par la révolution iranienne. Les Etats-Unis qui n’étaient pas encore auto-suffisants en pétrole ont connu le rationnement des carburants … et causé une grande agitation mondiale.

En France, on parla d’économies, de réduction des consommations … bref, il s’agissait d’appliquer toutes les bonnes vieilles recettes que l’on ressort aujourd’hui. Dans ce concours du plus écolo (oui, on parle aussi de ça ) on peut évoquer « en même temps » les jets privés et le goutte à goutte dans le potager. Les partis écologiques, français ou allemands, mangent leur chapeau en évoquant du bout des lèvres le maintien des centrales nucléaires et des centrales au charbon, du moins pour un certain temps.

En parlant de centrales nucléaires, nous nous sommes toujours flattés du nombre important de réacteurs qui nous assuraient une quasi autonomie en électricité. Sauf qu’aujourd’hui, en pleine crise, on découvre que la moitié du parc est indisponible, ce qui pose de sérieuses questions en terme de sécurité d’approvisionnement, et même de sûreté. Etait-ce imprévisible ?

D’un côté on demande aux français de baisser la température de leur chauffage de 1°C, et d’un autre côté on cherche des explications justifiant l’arrêt d’une trentaine de réacteurs. La rationalité n’est plus de notre monde. Paraître à la chambre des députés en jean-chemise ouverte, et y jouer les gamins dans une cour d’école, n’a jamais remplacé le débat d’idées. Nous attendons mieux de nos députés, cravatés ou non.

Ce qui est sûr, c’est que le prix de toutes les énergies sera élevé, ce qui convient à beaucoup d’acteurs, l’État n’étant pas le dernier bénéficiaire.

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