09 novembre 2019

Nous sommes dans la période préélectorale depuis début septembre, et cette situation fait naturellement l’objet d’interprétations différentes, selon les acteurs concernés.

A Molsheim, une opposition paraissait inévitable entre le maire sortant et l’ancien maire, actuellement député, qui aimerait bien revenir. La faute au probable nouveau découpage des circonscriptions, qui a pour but de diminuer le nombre de députés. Ce qui réduirait fortement les chances de réélection du député Laurent Furst … Pendant ce temps, Jean-Michel Weber devenu maire au moment de l’application de la loi interdisant le cumul des mandats, se sent à l’aise dans ses fonctions au coeur d’une mairie qu’il connait également fort bien.

Laurent Furst candidat à la mairie bouscule les structures établies : à la mairie qui subit un conseil maintenant divisé, ainsi qu’à la communauté de communes par effet de dominos. Sans oublier la nouvelle situation qui s’imposera au suppléant du député, qui n’en demandait certainement pas tant, remettant en cause ses propres mandats dans sa mairie et au Département.

Toute action des candidats doit être réfléchie, en particulier pour celui qui dispose des moyens de la commune, car il peut être vite suspecté de les utiliser à des fins électorales …

Voici un extrait de l’article paru dans les DNA le 06/11, sous la plume de H. Miclo :

Pour comprendre, il faut revenir à la loi. Ici, les textes visés sont ceux du code électoral et plus particulièrement les articles L.52-1 et L.52-8 qui réglementent la communication des élus en période préélectorale. Cette période débute dès le 6e mois avant le mois des élections. Elle a donc commencé le 1er  septembre. Cette communication (panneaux, bulletins, journaux municipaux…) inclut l’organisation de manifestations. Dans l’esprit, la loi invite les élus à s’abstenir de placer durant cette période toute nouvelle manifestation qui pourrait servir de support à une présentation non neutre de l’action municipale, et, pour les manifestations préexistantes, à ne pas en changer la date, la nature ou les moyens accordés, pour ne pas les transformer en opérations de communication. (…) En pratique, sur le terrain, des renoncements à l’organisation de manifestations sont extrêmement rares et ce qui s’est produit à Molsheim résulte avant tout d’une tension forte entre le député et candidat Laurent Furst et le maire sortant Jean-Michel Weber

Où l’on voit qu’il n’y pas de moralité à tirer lorsqu’il s’agit d’élections. La seule question à se poser concerne “le droit” au retour, tel qu’il apparaît à Molsheim, au détriment des gens en place qui tiennent bien leur rôle. Qu’est-ce que la collectivité et ses administrés y gagnent ? Si le débat et la concurrence sont indispensables à l’exercice de la démocratie, l’image que nous en donne Molsheim n’est pas souhaitable.

 

Catégories : Elections

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