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Bellefosse

Chateau


La seigneurie du Ban-de-la-Roche, appartenait jusqu’en 1584, aux Rathsamhausen, avant de devenir la possession de Georges-Jean de Veldence, qui amène la Réforme. Le dernier seigneur de la châtellerie est Jean de Dietrich. Bellefosse est rattaché au département des Vosges de 1795 à 1871. L’industrie du Ban-de-la-Roche, très active, repose jusqu’au début du XIX è siècle sur les mines et la métallurgie, avec l’exploitation de la forêt pour la confection du charbon de bois nécessaire aux hauts-fourneaux, puis sur le textile. L’agriculture de montagne constituait une activité d’appoint.

On trouve une architecture assez unitaire à Bellefosse : avec d’anciennes bâtisses, celles des paysans, devenus ouvriers-paysans, grosses fermes montagnardes assez basses avec un porche arrondi comme porte de grange. Aujourd’hui le village conserve un cadre authentique au milieu d’un paysage montagneux à la vue étendue.

Le pasteur Oberlin 1740-1826, aura laissé dans toute la haute vallée de la Bruche, l’empreinte d’un humanisme pragmatique. Il aura eu une influence particulière à Bellefosse à travers sa collaboratrice Louise Scheppler qui y anima une école exemplaire à une époque où, ailleurs, tous les enfants et les filles en particulier n’étaient pas scolarisés.
Bellefosse s’illustrera à nouveau au 20ème dans l’histoire de cette avancée pédagogique, par l’existence de l’école pour enfants dyslexiques que Frédéric Witté a évoquée dans « une école au paradis »

Sur le mur de la mairie de Bellefosse, une plaque en grès commémore Louise Scheppler : « Dans ce village naquit le 4 novembre 1763 Louise Scheppler. Conductrice de la tendre enfance de 1779 à 1837, et collaboratrice du Pasteur Jean Frédéric Oberlin, elle permit par une action éducative, persévérante et avisée, l’épanouissement des premières écoles maternelles. » L’exemple d’esprit nouveau sera donné par les villageois de Bellefosse à l’occasion de la construction coopérative de leur école. 

Le temple est construit sur l’emplacement même de l’école maternelle. Poussez la porte, vous découvrirez un intérieur avec plan de disposition en U typique des lieux de culte du Ban de La Roche. 

Le château de la Roche.

Nommé « zum Stein ou Steinschloss » 820m. Subsiste le donjon en fer à cheval. Première mention en 1170 à travers la famille Stein. En 1371 les Andlau cèdent des droits au château aux Rathsamhausen. Il faut une alliance en 1469 entre Strasbourg, les ducs de Lorraine, d’Autriche, du margrave de Bade et du Sire de Lichtenberg pour mettre fin à la terreur que les occupants du château font régner sur la région. Plus de mention jusqu’en 1897 date de la restauration par le Club Vosgien et les Monuments historiques.

Le cheval gris du Comte de Veldenz.

Une légende recueillie par le pasteur Oberlin et dont l’histoire présente un certain degré de crédibilité et pourrait être proche des faits. Du temps de Catherine Milan, régna la rage contre les prétendus sorciers. On leur trancha la tête sur la Berrhoe entre Waldersbach et Wildersbach. On en montre encore la place proche de l’endroit où est aujourd’hui la potence. L’un accusait l’autre. Les tourments de la question firent le reste. Il y eut quatre hommes pour les pendre. Nicolas Milan, père de ladite Catherine, en était un. Il y eut tant de gens décapités que le Prince de Veldenz eut de la peine à croire qu’il y eut tant de sorciers. Il demeurait à Rothau. Il entra dans l’écurie, cassa la jambe d’un de ses chevaux, accusa le valet de sortilège, on lui donna la question, il confessa. Le Prince, éclairé par cet exemple frappant, déclara la vérité de l’affaire, et que ç’avait été lui-même qui eut cassé la jambe au cheval, et sans sortilège. Là dessus, il fit donner la question au bourreau, qui confessa avoir exécuté soixante-dix innocents. C’est ainsi que se termina la persécution des prétendus sorciers. »

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