À l’époque romaine, les routes reliant l’Alsace à la Lorraine par la vallée de la Bruche étaient: :

1) la route partant de Langres jusqu’à Strasbourg (Argentoratum) venait de Raon-l’Etape et suivait le « chemin des Bannes » jusqu’au col du Prayé , montait au Donon pour redescendre sur Wisches.

2) «la Via Salinatorum» ou Route du Sel
En effet, deux voies sont connues sous ce nom au Moyen-Age. Une voie dérivée de la route de Langres à Strasbourg (rejointe près de Raon par une route venant de Metz) quittait cette dernière près de Saint Blaise, se dirigeant vers le Ban de Sapt et le col des Broques vers Saâles, le col de Steige, le Champ du Feu, le Mont Sainte Odile et Obernai pour rejoindre Strasbourg.
À l’aube du moyen-âge, la rive gauche de la Bruche fait partie de trois patrimoines distincts:
– le territoire de l’abbaye de Senones délimité à l’est par le col Entre les deux Donon, la Goutte du Marteau et le ruisseau de Framont (Wackenbach): il est connu par une fausse charte de 660 (confirmée en 948) et bien délimité par un acte de 1328
– le district de l’évêché de Strasbourg entre le ruisseau de Still, la crête et le Netzenbach qui apparaît comme «fief» de l’abbaye de Haslach fondée avant 826: la charte de donation de l’empereur Louis le Pieux à l’évêque date de 816, mais elle remonte sans doute à l’époque mérovingienne
– enfin, l’abbaye d’Andlau obtint à sa fondation (avant l’an 880) un patrimoine non situé à sa proximité, mais d’importantes forêts localisées au nord et au sud du Donon. Ces biens touchaient à la Bruche, puisqu’ils englobaient le secteur bien délimité entre le Wackenbach et le Netzenbach. Dans ce territoire appartenant à Andlau, aucun habitat n’est encore mentionné à cette époque.

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