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L’agroforesterie

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Une étape du programme « Vision paysagée, vision partagée » initié par la communauté de communes de la Haute Bruche, était dédiée à une approche raisonnée de « l’agroforesterie ». La matinée fut réservée à des observations sur le terrain, et l’après-midi à l’exposé de Fabien Liagre du bureau d’étude spécialisé AGROOF, suivi par un débat avec les participants. L’agroforesterie, terme qui nous vient du Canada, désigne un mode d’utilisation du sol qui introduit des arbres dans les systèmes de culture et qui permet la production d’arbres et de cultures de vente ou de bétail sur la même parcelle.

Les visites de la matinée conduiront les participants successivement à Barembach, Saulxures, sur les bords de Bruche à St Blaise-la-Roche, puis à Bourg-Bruche. Les parcelles observées font partie d’AFP, et qui ont été regagnées en ouverture de paysage, et devenues pâturages avec conservation ou plantation d’arbres, puis confiées à des exploitants éleveurs. Les observations émises sont assez convergentes, exprimant un doute quant à la pertinence de ces pratiques en Haute-Bruche. Longtemps la Vallée a souffert de la fermeture des paysages, et remettre des arbres sur les surfaces reconquises n’enthousiasme pas, d’autant plus qu’il s’agit le plus souvent de petites surfaces. Il fut également avancé que la Vallée manquait de prés de fauche, et qu’il était dommage de faire des pâturages sur des terrains plats. Dans la même logique, il fut suggéré qu’il serait judicieux de connaître plus précisément les besoins du territoire en fauche et en pâture.

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Fabien Liagre précise que le système du pré-verger est très ancien, et qu’en 1900, on en comptait encore plus d’un million d’hectares. Toutefois il est nécessaire qu’il existe une logique économique. Il remarque aussi que trop d’ouverture favorise l’’implantation des genêts, et qu’une ouverture de 40% (éclairement) permet un bon enherbement. Ce qui entraîne la nécessité de faire une sélection des jeunes arbres à conserver pour les valoriser.

C’est dans la salle polyvalente de La Broque que Fabien Liagre a présenté les fondements de l’agroforesterie. D’abord en précisant que l’agroforesterie moderne représente aujourd’hui en France 2 500 ha exploités par 375 agriculteurs. Les thèmes essentiels sont ensuite abordés : Comment arbres et cultures cohabitent, l’évolution des rendements, l’impact sur la production fourragère, le fourrage arboré, l’arbre source de fertilité.

Quant au débat, on put y retrouver les préoccupations attendues : les parcs AFP sont de petites dimensions, pratique peu adaptée au territoire. Egalement l’éventuel problème des contrats entre propriétaires et exploitants, ainsi que la crainte de rendre encore plus difficile l’autonomie fourragère.

La réunion suivante abordera le volet économique de l’agroforesterie. (A. Grisé)

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