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Festi’Val du Paysage

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[symple_column size= »one-half » position= »first »]La démarche initiée par la CCVB « Vision paysagée, Vision partagée«  a débuté au printemps 2011 et s’est poursuivie pendant ces deux années. A l’origine, une incitation émanant du Réseau Rural d’Alsace dans le cadre du programme européen de développement rural FEADER. Une rencontre et un échange entre les acteurs du paysage devaient permettre d’en tirer un bilan et ouvrir des pistes de réflexion.

C’est ainsi que vendredi soir, devant une cinquantaine de participants et d’élus, la cheville ouvrière de l’opération, Jean-Sébastien Laumond, a retracé les grandes lignes des différentes phases de la démarche. Lors du premier temps il fut question de méthode de lecture de paysage, étape primordiale avant d’agir. Le paysage est cadre de vie, économie et biodiversité. Il se construit et se vit au quotidien. Un autre enseignement, paysans, paysages et produits sont indissociables, ce que des rencontres et la parole d’experts feront ressortir. Puis ont été abordés les thèmes des prairies fleuries et de l’agroforesterie.

Le deuxième temps fut consacré à des échanges d’expérience avec d’autres territoires, le Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges, celui des Vosges du Nord, puis en Forêt Noire, dans l’arrondissement de Calw en reconquête paysagère, fruit d’une forte implication publique et populaire.

Enfin, le troisième temps fut celui du partage avec les habitants de la Vallée. Le slogan affiché par la CCVB « Le paysage est dans notre nature », est soutenu par la philosophe Odile Marcel qui déclare que le goût du paysage se partage. Le Festi’Val du Paysage organisé le 12 mai 2012 dans le parc Julien fut un réel succès populaire. Puis les 26, 27 et 28 mai ce furent quatre fermes qui créèrent l’évènement en faisant apprécier leur environnement, avec des animations et des produits sincères.

Poursuivre l’action est aujourd’hui nécessaire mais complexe. L’implication des acteurs locaux dans la démarche paysagère doit être de plus en plus significative, avec trois axes à privilégier : améliorer l’autonomie fourragère, améliorer la gestion de l’espace et améliorer la valorisation des produits agricoles locaux.

[/symple_column] Après ces rappels, des débats sont ensuite proposés avec l’organisation de deux « tables« . Mikaël Rochel, éleveur à Belmont, produit de la viande et regrette qu’il soit difficile de travailler directement avec les restaurateurs locaux. Roger Bouhassoun, chef de cuisine, qui s’approvisionne auprès de la ferme Huckert, est très motivé par les produits locaux qu’il souhaite privilégier. Il participe volontiers aux animations de la Vallée qui favorisent les rencontres. Evelyne Hazemann, maire de Ranrupt et agricultrice, rappelle un sujet qui n’a pas été évoqué, les dégâts causés par les sangliers et la baisse de rendement des prairies, chaque année plus importante. Un problème que l’on ne semble pas savoir résoudre. Pour Pierre Grandadam il est nécessaire que les cultures soient respectueuses de l’environnement. Les circuits alimentaires sont aujourd’hui dirigés par la recherche du profit. Les gens doivent manger de bons aliments, et il y a urgence. Pour conclure ce tour de table, Jean-Bernard Pannekoecke aborde la thématique de l’urbanisme. Le grignotage des terres agricoles par l’urbanisation doit être contrôlé. Le bourg centre travaille à libérer des espaces sur les anciens sites industriels, et ceux qui sont nés du travail des AFP doivent être protégés et maintenus.

Dans la deuxième table Alice Morel a déclaré que la mise en valeur de l’habitat allait de pair avec la mise en valeur du paysage, et que beaucoup de travail était encore à accomplir. Pierre Grandadam a évoqué la forêt, qui a été mise un peu de côté, la priorité étant de retrouver des espaces et de la lumière. Même si la forêt représente près de 75 % des surfaces de la Vallée. Son approche devrait se voir totalement repensée dans ses aspects essentiels, le bois et la chasse, la biodiversité et son utilisation loisir.

Sylvain Plantureux, ingénieur agronome se félicite d’avoir rencontré ici une pratique de l’agro-écologie, mais l’équilibre reste fragile. L’avenir est dans la valorisation maximale des produits. Il considère que la Vallée a su résister à l’enfermement.

Le mot de la fin sera pour Paul Reichert, directeur adjoint de la DRAAF Alsace. Le Réseau Rural, s’il ne représente que 0,1 % de la PAC, a tout de même mis en valeur la notion de « bien public » , qui englobe la nourriture, le paysage et la qualité de l’eau. La Vallée a bien répondu au challenge qui était proposé. Réussite sur le fond et originalité sur la forme et la démarche.

Un appel à photographies avait été lancé, et huit auteurs ont été félicité avec la remise d’un petit cadeau. (Alain Grisé) 

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